On en a tous un tiroir rempli : des stylos publicitaires, des mugs à l’effigie d’une marque, des tote bags accumulés après chaque salon professionnel… Les goodies entreprise envahissent nos placards, nos bureaux et nos sacs. Mais au-delà de leur côté pratique ou sympa, se pose une question essentielle : ces objets personnalisés permettent-ils vraiment de réduire la consommation de produits jetables ? Ou ne sont-ils qu’une autre forme de gaspillage déguisé en éco-responsabilité ?
Spoiler : la réponse n’est pas noire ou blanche. Tout dépend du type de goodies, de leur durabilité, et surtout… de la façon dont on les utilise. On fait le point pour y voir plus clair (et éviter de se faire avoir par du greenwashing bien emballé).
1. Les goodies vs. le jetable : le match (inégal ?)
Le principe de base : remplacer le jetable par du durable
L’idée derrière un objet publicitaire personnalisé « écolo », c’est de substituer un produit à usage unique par un équivalent réutilisable. Quelques exemples concrets :
- Une gourde personnalisée ↔ une bouteille en plastique jetable.
- Un tote bag publicitaire ↔ un sac plastique à usage unique.
- Un mug imprimé ↔ un gobelet en carton ou plastique à la machine à café.
- Un stylo rechargeable gravé ↔ un stylo jetable en plastique.
Sur le papier, c’est imparable : moins de déchets, moins de gaspillage. Mais dans la réalité, ça se complique…
Le piège : quand le goodies devient lui-même jetable
Problème : tous les cadeaux d’affaires ne sont pas créés égaux. Certains finissent au fond d’un tiroir après deux utilisations (coucou, le 10ème stylo publicitaire qui ne écrit plus). D’autres, mal conçus, se cassent vite ou ne correspondent pas aux besoins réels.
Exemples de goodies qui ratent leur mission :
❌ Les stylos bas de gamme qui fuient après trois mots.
❌ Les tote bags en tissu fin qui se déchirent au premier sac de courses.
❌ Les mugs en céramique fragile qui finissent en miettes après un déménagement.
❌ Les powerbanks low-cost qui ne tiennent plus la charge après six mois.
Résultat ? On se retrouve avec un objet en plus à jeter, sans avoir réduit la consommation du produit jetable initial. Double peine pour la planète.
2. Quels goodies réduisent VRAIMENT le jetable ?
Pour que l’équation « 1 goodies = moins de déchets » fonctionne, il faut cocher plusieurs cases :
✅ 1. Un matériau durable et recyclable
Exit le plastique cheap et les matériaux non recyclables. Les goodies écologiques qui marchent vraiment sont souvent en :
– Bambou (stylos, clés USB, kits bureau).
– Liège (porte-clés, sous-verres, trousses).
– Coton bio (t-shirts, tote bags, casquettes).
– Acier inoxydable (gourdes, bouteilles isothermes).
– Verre ou céramique résistante (mugs, verres personnalisés).
💡 Le saviez-vous ? Un tote bag en coton bio doit être utilisé au moins 50 fois pour avoir un bilan carbone meilleur qu’un sac plastique. Alors on évite les modèles qui lâchent après 10 sorties !
✅ 2. Une qualité irréprochable (pour une longue vie)
Un bon goodies éco-responsable doit :
– Résister à l’usure (coutures solides, matériaux épais).
– Être facile à entretenir (lavable, résistante aux chocs).
– Avoir une fonction utile au quotidien (sinon, il finit au placard).
Exemples de goodies qui tiennent la route :
✔ Une gourde en inox (comme celles de goodies) → 10 ans de durée de vie facile.
✔ Un mug en céramique épaisse → résiste aux lavages en machine.
✔ Un sac shopping en toile robuste → supporte 10 kg de courses sans broncher.
✔ Un stylo en métal rechargeable → on change juste la recharge, pas le stylo.
✅ 3. Un design intemporel (pour éviter la lassitude)
Un goodies personnalisé qui arbore un logo trop voyant ou un message daté a plus de risques de finir à la poubelle. Préférez :
– Des couleurs neutres (noir, gris, bleu marine, vert foncé).
– Un marquage discret (gravure plutôt qu’impression criarde).
– Un objet utile hors contexte pro (ex : une gourde que vous emmènerez aussi en rando).
3. Les pires ennemis de l’éco-responsabilité (à éviter absolument)
Tous les articles promotionnels ne se valent pas. En voici quelques-uns qui, malgré leurs allures « green », sont souvent pire que le jetable :
🚫 Les goodies « écolos » en plastique vert (greenwashing pur)
- Les stylos « biodégradables » → souvent en plastique avec un peu d’amidon de maïs… et qui mettent 10 ans à se décomposer.
- Les clés USB en « bois » → en réalité, juste un revêtement sur du plastique.
- Les tote bags « recyclés » → parfois fabriqués avec seulement 10% de matériaux recyclés.
👉 La règle d’or : méfiez-vous des allégations trop vagues (« éco-friendly », « naturel »). Exigez des certifications (OEKO-TEX, FSC, GOTS).
🚫 Les goodies high-tech inutiles (et polluants)
- Les enceintes personnalisées low-cost → batteries non remplaçables, durée de vie courte.
- Les chargeurs solaires bas de gamme → souvent inefficaces et rapidement jetés.
- Les goodies connectés gadgets (montres, trackers) → obsolètes en 6 mois.
🚫 Les goodies « low-cost » qui coûtent cher à la planète
Un stylo à 0,20€ ou un mug à 1€ ? Derrière le prix attractif se cache souvent :
– Une fabrication polluante (Chine, Inde, sans normes environnementales).
– Des matériaux toxiques (plastique non recyclable, peintures nocives).
– Une durée de vie ridicule (casse après quelques utilisations).
💡 Le calcul est simple : mieux vaut un seul goodies durable à 10€ qu’une dizaine de goodies jetables à 1€.
4. Comment choisir des goodies qui réduisent VRAIMENT les déchets ?
Voici une checklist anti-greenwashing pour sélectionner des goodies durables qui font la différence :
🔹 1. Privilégiez le réutilisable (et pas juste « moins jetable »)
| À remplacer | Goodies durable équivalent |
|---|---|
| Bouteille plastique | Gourde en inox ou verre |
| Sac plastique | Tote bag en coton bio épais |
| Gobelet jetable | Mug en céramique ou bambou |
| Stylo jetable | Stylo en métal rechargeable |
| Pile jetable | Powerbank solaire |
🔹 2. Vérifiez les certifications
Un vrai goodies éco-responsable a au moins l’une de ces labels :
– FSC (bois issu de forêts gérées durablement).
– GOTS (coton bio).
– OEKO-TEX (textiles sans substances toxiques).
– NF Environnement (produits respectueux de l’environnement).
– OK Compost (pour les objets biodégradables).
🔹 3. Optez pour le made in France/Europe
Moins de transport = moins de CO₂. Certains fournisseurs comme goodies proposent des goodies made in France ou made in Europe, avec des matériaux locaux.
🔹 4. Choisissez l’utilité avant le marketing
Un goodies original, c’est bien. Un goodies utile, c’est mieux. Posez-vous :
– « Est-ce que je l’utiliserais même sans le logo ? »
– « Est-ce que ça remplace vraiment un produit jetable dans mon quotidien ? »
👉 Exemple : Une bouteille isotherme personnalisée sera plus utilisée qu’un parapluie publicitaire (sauf si vous habitez à Londres).
🔹 5. Évitez la surpersonnalisation
Un t-shirt personnalisé avec un slogan trop spécifique aura moins de chances d’être porté. Préférez :
– Un marquage discret (logo brodé sur la manche).
– Des couleurs neutres (noir, gris, bleu).
– Un message intemporel (« Merci ! » plutôt que « Salon 2024 »).
5. Le cas des goodies « zéro déchet » : vrai progrès ou nouvelle arnaque ?
Les goodies zéro déchet ont le vent en poupe : kits de couverts en bambou, pailles en inox, beeswrap personnalisés… Mais attention : zéro déchet ≠ zéro impact.
✅ Les bons élèves
- Les gourdes en inox → remplacent des centaines de bouteilles plastiques.
- Les lunch boxes en verre → évitent l’aluminium et le plastique alimentaire.
- Les sacs à vrac en coton → remplacent les sachets jetables.
⚠️ Les pièges à éviter
- Les pailles en bambou → souvent traitées avec des produits chimiques.
- Les couverts en « bioplastique » → parfois aussi polluants que le plastique classique.
- Les goodies « compostables » → seulement si vous avez un compost (sinon, ils finissent en décharge).
💡 Le conseil malin : Un bon goodies zéro déchet doit être à la fois durable ET vraiment utile. Une paille en inox, c’est bien… mais si vous ne buvez jamais de cocktails, c’est inutile.
6. Et si le meilleur goodies… était aucun goodies ?
On va être honnêtes : le goodies le plus écolo, c’est celui qu’on ne produit pas. Avant de commander 500 stylos personnalisés, demandez-vous :
– « Est-ce que mes clients/employés en ont vraiment besoin ? »
– « Est-ce que ça va être utilisé, ou finir à la poubelle ? »
– « Existe-t-il une alternative immatérielle ? » (ex : un bon de réduction dématérialisé).
Quelques alternatives aux goodies physiques :
– Un arbre planté en leur nom (via des plateformes comme EcoTree).
– Un don à une association (avec un certificat personnalisé).
– Un bon pour un service (ex : un massage, un cours en ligne).
– Un e-book ou un guide utile (plutôt qu’un bloc-notes).
7. En résumé : oui, mais sous conditions !
Les goodies réduisent la consommation de produits jetables…
✅ S’ils sont durables (matériaux solides, qualité pro).
✅ S’ils remplacent vraiment un usage unique (gourde vs. bouteille plastique).
✅ S’ils sont utilisés longtemps (pas juste pour la photo Instagram).
Ils aggravent le problème…
❌ S’ils sont low-cost et jetables (stylos qui ne marchent pas, tote bags qui se déchirent).
❌ S’ils ne servent à rien (le 5ème porte-clés publicitaire).
❌ S’ils sont surpersonnalisés (et donc inutilisables hors contexte pro).
8. Où trouver des goodies qui font vraiment la différence ?
Si vous voulez des goodies écologiques et durables, voici quelques pistes :
– goodies → Large choix de produits éco-responsables (made in France, matériaux recyclés, etc.).
– Les fabricants locaux → Pour éviter les transports polluants.
– Les plateformes spécialisées (comme EcoGoodies ou Greenweez).
💡 Petit bonus : Certaines entreprises proposent maintenant des goodies en location (ex : gourdes consignées pour les événements). Une piste à explorer !
9. Le mot de la fin : moins, mais mieux
La clé pour que les articles promotionnels aient un impact positif ? Moins de quantité, plus de qualité.
– Un seul goodies utile et durable > 10 goodies jetables.
– Un objet qui sert au quotidien > un gadget qui finit au placard.
– Un choix réfléchis > une commande en masse pour « faire comme tout le monde ».
Et vous, quel est le goodies le plus durable que vous ayez reçu ? (Ou au contraire, le pire exemple de gaspillage déguisé ?) 😉