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Pourquoi l’économie circulaire est le futur de l’objet média ?

Introduction : L’urgence d’un nouveau paradigme médiatique

L’objet média, qu’il s’agisse d’un livre, d’un journal, d’un podcast, d’une vidéo ou d’un support numérique, est traditionnellement conçu selon un modèle linéaire : extraction des ressources, production, consommation, puis élimination. Ce système, hérité de l’ère industrielle, génère des externalités négatives majeures – gaspillage, pollution, inégalités d’accès – tout en ignorant les potentialités d’une économie régénérative. Pourtant, à l’heure où les crises écologiques, sociales et économiques s’intensifient, l’économie circulaire émerge comme une réponse systémique pour repenser la conception, la diffusion et la valorisation des médias.

Ce modèle, fondé sur les principes de réduction des déchets, de réutilisation, de recyclage et de régénération, offre une alternative viable pour transformer l’objet média en un levier de durabilité, d’inclusion et d’innovation. Mais au-delà de ses bénéfices environnementaux, l’économie circulaire appliquée aux médias pourrait aussi devenir un outil puissant pour amplifier les voix marginalisées, notamment celles des femmes, dont les contributions dans les domaines de la création, de la science, de la politique et de l’entrepreneuriat restent souvent invisibilisées.

Dans ce contexte, le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, n’est pas seulement une date symbolique de lutte pour l’égalité, mais aussi une opportunité de repenser la manière dont les médias – en tant qu’objets physiques et numériques – peuvent intégrer les principes de circularité pour servir une société plus juste et résiliente. Comment l’économie circulaire peut-elle redéfinir l’objet média ? En quoi ce modèle favorise-t-il une meilleure représentation des femmes et une diffusion plus équitable des savoirs ? Quels sont les défis et les opportunités pour les acteurs du secteur ?

Ce texte explore ces questions en analysant les intersections entre économie circulaire, objet média et empowerment féminin, tout en proposant des pistes concrètes pour une transition vers des médias plus durables et inclusifs.


1. L’objet média dans une économie linéaire : limites et contradictions

1.1. Un modèle extractiviste et éphémère

L’industrie médiatique, qu’elle soit imprimée ou numérique, repose encore largement sur une logique linéaire :
Extraction intensive : Le papier, les encres, les métaux rares (pour les supports numériques) et l’énergie nécessaire à la production proviennent de ressources finies, souvent exploitées dans des conditions socialement et écologiquement discutables.
Surproduction et obsolescence : Les médias imprimés (livres, magazines) ont une durée de vie limitée, tandis que les supports numériques (smartphones, tablettes, serveurs) deviennent rapidement obsolètes, générant des montagnes de déchets électroniques.
Pollution et empreinte carbone : L’industrie du livre émet environ 40 millions de tonnes de CO₂ par an, tandis que le streaming vidéo représente 1% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (The Shift Project, 2019).

Cette économie du jetable contraste avec l’urgence climatique et les objectifs de développement durable (ODD), notamment l’ODD 12 (consommation et production responsables) et l’ODD 5 (égalité entre les sexes).

1.2. Des inégalités renforcées par les modèles traditionnels

Le modèle linéaire ne se contente pas d’épuiser les ressources : il perpétue aussi des déséquilibres structurels, notamment en matière de représentation féminine.
Sous-représentation des femmes dans les contenus : Seulement 24% des personnes citées dans les médias sont des femmes (Global Media Monitoring Project, 2020), et les sujets liés aux droits des femmes ne représentent que 4% des articles (UN Women).
Accès inégal à la production médiatique : Les femmes sont minoritaires dans les postes décisionnels (32% dans les rédactions, Reuters Institute, 2023) et dans les secteurs techniques (20% dans la tech, UNESCO).
Barrières économiques : Le coût des supports médiatiques (livres, abonnements numériques) limite l’accès des femmes dans les pays à faible revenu, où 60% des analphabètes sont des femmes (UNESCO).

Ces inégalités sont aggravées par un système qui privilégie la rentabilité à court terme plutôt que l’impact social et environnemental.

1.3. L’illusion du numérique « propre »

Si le numérique est souvent présenté comme une solution écologique (réduction du papier, dématérialisation), son bilan est loin d’être neutre :
Consommation énergétique des data centers : Ils représentent 1 à 1,5% de la consommation mondiale d’électricité (IEA, 2021), avec une croissance exponentielle due au streaming et aux réseaux sociaux.
E-waste (déchets électroniques) : 53,6 millions de tonnes ont été produites en 2019 (ONU), dont seulement 17,4% ont été recyclés.
Fracture numérique genrée : Dans les pays en développement, les femmes ont 20% moins de chances d’accéder à Internet que les hommes (ITU, 2022).

Ainsi, le numérique, s’il offre des opportunités de diffusion massive, reproduit – voire amplifie – les problèmes de l’économie linéaire.

→ Transition nécessaire : Pour sortir de ce cercle vicieux, l’économie circulaire propose une refonte radicale de la chaîne de valeur de l’objet média, en intégrant durabilité, inclusion et innovation.


2. L’économie circulaire : un nouveau modèle pour l’objet média

2.1. Définition et principes clés

L’économie circulaire, popularisée par la Fondation Ellen MacArthur, repose sur trois principes :
1. Éliminer les déchets et la pollution dès la conception.
2. Maintenir les produits et matériaux en usage le plus longtemps possible.
3. Régénérer les systèmes naturels.

Appliquée aux médias, cette approche implique de repenser chaque étape :
Conception : Utilisation de matériaux durables, recyclés ou biosourcés.
Production : Réduction des intrants, énergie renouvelable, impression à la demande.
Distribution : Circuits courts, réutilisation, partage.
Fin de vie : Recyclage, upcycling, compostage (pour les supports biodégradables).

2.2. Exemples concrets d’application

A. Les médias imprimés : vers le zéro déchet

  • Papier recyclé et encres végétales :
  • Des éditeurs comme Éditions Plume de Carotte (France) ou EcoLibris (États-Unis) utilisent du papier 100% recyclé et des encres sans solvants.
  • Impact : Réduction de 30 à 50% de l’empreinte carbone par rapport au papier vierge.
  • Livres modulaires et réutilisables :
  • Le projet Bookcycling (Pays-Bas) propose des livres conçus pour être démontés et réassemblés, prolongeant leur durée de vie.
  • Exemple : Un manuel scolaire peut être mis à jour en remplaçant seulement les pages obsolètes.
  • Bibliothèques de partage et réemploi :
  • Plateformes comme BookMooch ou Little Free Library encouragent l’échange de livres usagés.
  • Chiffre : 1 livre réutilisé = 1 kg de CO₂ économisé (ADEME).

B. Les médias numériques : sobriété et circularité

  • Hébergement vert et low-tech :
  • Des hébergeurs comme Infomaniak (Suisse) ou GreenGeeks (Canada) utilisent des énergies renouvelables et optimisent la consommation des serveurs.
  • Technique : Le lazy loading (chargement progressif) et la compression des données réduisent l’énergie nécessaire.
  • Matériel reconditionné et durable :
  • Fairphone (smartphones modulaires) ou Back Market (reconditionnement) permettent de prolonger la vie des devices.
  • Impact : Un smartphone reconditionné émet 70% de CO₂ en moins qu’un neuf (ADEME).
  • Contenus pérennes et open source :
  • Des initiatives comme Wikimedia ou Archive.org préservent les connaissances en évitant l’obsolescence programmée.
  • Exemple : Le projet Internet Archive sauvegarde 70 pétaoctets de données (livres, vidéos, sites web).

C. Les médias hybrides : l’innovation par la circularité

  • Livres augmentés et réutilisables :
  • Exemple : Le livre « The Unfinished Book » (Royaume-Uni) intègre des QR codes menant à des contenus mis à jour, évitant les réimpressions.
  • Podcasts et vidéos low-carbon :
  • Des plateformes comme EcoStream (France) proposent du streaming optimisé pour réduire l’empreinte énergétique.
  • Technique : Réduction de la résolution par défaut, utilisation de codecs légers (AV1).
  • Médias participatifs et collaboratifs :
  • Exemple : Wikipedia ou SensCritique reposent sur la contribution des utilisateurs, limitant la production centralisée.

2.3. Bénéfices environnementaux et sociaux

Critère Économie linéaire Économie circulaire
Empreinte carbone Élevée (extraction, transport) Réduite (réemploi, énergies renouvelables)
Déchets Massifs (papier, e-waste) Minimisés (recyclage, upcycling)
Coût Variable (dépend des ressources) Optimisé (réutilisation, partage)
Accès Inégal (barrières économiques) Démocratisé (circuits courts, open source)
Représentation Biaisée (dominance masculine) Plus inclusive (diversité des voix)

→ Conclusion : L’économie circulaire permet de concilier durabilité environnementale et justice sociale, deux piliers indispensables pour l’avenir des médias.


3. Économie circulaire et empowerment féminin : un cercle vertueux

3.1. Les médias comme levier d’égalité

Les femmes, bien que sous-représentées dans les médias traditionnels, sont des actrices clés de la transition circulaire. Plusieurs études montrent que :
Les entreprises dirigées par des femmes sont 20% plus susceptibles d’adopter des pratiques durables (Harvard Business Review, 2021).
Les projets médiatiques féminins (podcasts, blogs, éditions) intègrent plus souvent des modèles collaboratifs et circulaires (ex : The Guilty Feminist, Ms. Magazine).
Les femmes consomment différemment : Elles privilégient l’économie de la fonctionnalité (location, partage) et les produits durables (Boston Consulting Group, 2020).

A. Des médias conçus par et pour les femmes

  • Éditions féministes et circulaires :
  • Exemple : Éditions des femmes-Antoinette Fouque (France) imprime sur papier recyclé et reverse une partie des bénéfices à des associations pour les droits des femmes.
  • Impact : 30% des livres vendus financent des programmes d’alphabétisation pour les filles.
  • Podcasts et plateformes low-tech :
  • « The Broad Experience » (États-Unis) utilise un hébergement vert et promeut des discussions sur l’égalité professionnelle.
  • « Feminist Frequency » (Canada) analyse les représentations genrées dans les médias avec une approche intersectionnelle.
  • Médias sociaux éthiques :
  • Mastodon (alternative décentralisée à Twitter) ou Peertube (vidéo open source) permettent aux créatrices de contenu d’échapper aux algorithmes discriminants des GAFAM.

B. L’économie circulaire comme outil de sororité

La circularité favorise des modèles économiques plus collaboratifs et solidaires, alignés avec les valeurs féministes :
Réseaux de partage de savoirs :
Exemple : Les Glorieuses (France) partage des ressources (livres, articles) sur les droits des femmes en accès libre.
Financement participatif féminin :
Plateformes comme Ulule ou KissKissBankBank permettent à des projets médiatiques portés par des femmes de voir le jour sans dépendre des investisseurs traditionnels.
Chiffre : Les campagnes menées par des femmes ont un taux de réussite 13% plus élevé (Kickstarter, 2022).
Réemploi et upcycling créatif :
Exemple : L’artiste El Anatsui (Ghana) transforme des déchets (bouteilles, boîtes) en œuvres d’art, inspirant des projets médiatiques similaires.
Application : Des magazines comme « Riposte » (Royaume-Uni) réutilisent des chutes de papier pour des éditions limitées.

3.2. Études de cas : quand circularité rime avec féminisme

Cas 1 : « The Gendered Object » (Royaume-Uni)

  • Projet : Une série de livres et d’expositions sur les objets du quotidien genrés, imprimés sur papier recyclé et distribués en circuit court.
  • Impact :
  • Réduction de 60% des déchets par rapport à une édition classique.
  • 25% des bénéfices reversés à des associations luttant contre les violences faites aux femmes.
  • Innovation : Utilisation d’encres à base d’algues, moins polluantes et biodégradables.

Cas 2 : « She Leads Media » (Kenya)

  • Projet : Une plateforme de formation pour journalistes africaines, combinant :
  • Contenus open source (évitant la surproduction).
  • Matériel reconditionné (ordinateurs, caméras).
  • Énergie solaire pour les zones rurales.
  • Impact :
  • 500 femmes formées en 3 ans.
  • Réduction de 70% des coûts grâce au réemploi.

Cas 3 : « Circular Feminist Press » (Espagne)

  • Projet : Une maison d’édition 100% circulaire spécialisée dans les essais féministes.
  • Méthodes :
  • Impression à la demande (zéro stock).
  • Livres conçus pour être démontés (couverture réutilisable, pages recyclables).
  • Système de consigne : Les lectrices peuvent retourner les livres pour réimpression.
  • Résultat : 90% des matériaux sont réutilisés ou compostés.

3.3. Les défis à relever

Malgré ces avancées, plusieurs obstacles persistent :
1. Manque de financement : Les projets circulaires et féministes peinent à obtenir des subventions, car ils sortent des modèles économiques traditionnels.
2. Résistance des géants des médias : Les GAFAM et les grands groupes de presse privilégient la croissance linéaire (publicité, abonnements) plutôt que la durabilité.
3. Fracture numérique genrée : Dans les pays du Sud, l’accès aux médias circulaires (numériques ou physiques) reste limité pour les femmes.
4. Manque de visibilité : Les initiatives féministes et circulaires sont souvent marginalisées par les algorithmes et les médias dominants.

→ Solutions possibles :
Créer des fonds dédiés aux médias circulaires et féministes (ex : Fondation CHANEL pour l’autonomisation des femmes).
Développer des partenariats avec des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ex : Emmaüs pour le reconditionnement).
Sensibiliser les consommateurs via des campagnes comme goodies, qui promeuvent des objets médiatiques durables et engagés.


4. Vers une transition systémique : recommandations pour les acteurs du secteur

Pour que l’économie circulaire devienne la norme dans l’industrie médiatique, une approche multidimensionnelle est nécessaire, impliquant éditeurs, créateurs, institutions et publics.

4.1. Pour les éditeurs et producteurs de contenus

Action Exemple concret Bénéfice
Passer au papier recyclé/alternatif Utiliser du papier de pierre (sans bois) comme Livre de Pierre (France). Réduction de 80% de l’eau et 60% du CO₂.
Adopter l’impression à la demande Plateformes comme IngramSpark ou Amazon KDP. Zéro gaspillage de stocks.
Créer des systèmes de consigne Comme Les Libraires Associés (Québec) pour les livres. Réutilisation jusqu’à 5 fois par exemplaire.
Intégrer l’écoconception Logiciels comme EcoFont pour réduire l’encre. Économies de 20% sur les coûts d’impression.
Former aux enjeux genre-climat Partenariats avec ONUFemmes ou Réseau Action Climat. Contenus plus inclusifs et durables.

4.2. Pour les créateurs et créatrices de contenus

  • Privilégier les formats pérennes :
  • Éviter les tendances éphémères (ex : livres « instagrammables » à usage unique).
  • Exemple : Le podcast « The Daily » (NYT) archive ses épisodes en open access.
  • Collaborer avec des plateformes éthiques :
  • Choisir des hébergeurs verts (Infomaniak, GreenWeb) ou des réseaux décentralisés (Mastodon).
  • Monétiser autrement :
  • Modèles participatifs (Patreon, Tipeee) plutôt que publicité intrusive.
  • Exemple : « Le Media » (France) finance ses enquêtes via des dons.

4.3. Pour les institutions et pouvoirs publics

  • Subventionner l’innovation circulaire :
  • Appels à projets pour les médias durables (ex : ADEME en France).
  • Exemple : Le Fonds pour une Presse Durable (Belgique) soutient les rédactions éco-responsables.
  • Intégrer la circularité dans les marchés publics :
  • Obliger les médias subventionnés à utiliser des supports recyclés.
  • Lutter contre la fracture numérique genrée :
  • Programmes d’accès à Internet pour les femmes (ex : « She Will Connect » d’Intel).

4.4. Pour les consommateurs et consommatrices

  • Acheter responsable :
  • Privilégier les livres d’occasion (Rakuten, Momox), les abonnements numériques sobres (Médiapart).
  • Exemple : goodies propose des objets médiatiques éthiques.
  • Participer à l’économie collaborative :
  • Échanger des livres (BookCrossing), prêter des magazines (Olibrius).
  • Exiger de la transparence :
  • Demander aux médias leur bilan carbone et leur politique genre.

4.5. Pour les femmes entrepreneures dans les médias

  • Créer des coopératives médiatiques :
  • Exemple : « Les Pénélopes » (France), collectif de journalistes féministes en autogestion.
  • Innover dans les modèles économiques :
  • Combiner crowdfunding, mécénat et vente de contenus réutilisables.
  • Se former aux enjeux écologiques :
  • Programmes comme « Women in Green Tech » (UE) ou « She Changes Climate ».

5. L’avenir de l’objet média : vers une circularité radicale ?

5.1. Scénarios pour 2030

Scénario Description Impact
Business as usual Persistance des modèles linéaires, avec quelques initiatives marginales. Aggravation des crises écologiques et des inégalités de genre.
Circularité partielle Adoption progressive par les acteurs majeurs (ex : Le Monde passe au papier recyclé). Réduction de 30% des déchets, mais peu d’impact sur la représentation.
Transition systémique Généralisation de l’économie circulaire + intégration des enjeux féministes. Zéro déchet médiatique, parité dans les contenus, accès universel.
Rupture technologique Émergence de médias 100% biodégradables ou auto-régénérants (ex : livres en mycélium). Révolution des supports, mais risques de nouvelles exclusions.

5.2. Les technologies émergentes au service de la circularité

  • Blockchain pour la traçabilité :
  • Exemple : Po.et (États-Unis) certifie l’origine des contenus et leur impact environnemental.
  • IA et optimisation des ressources :
  • Algorithmes pour réduire le gaspillage d’encre ou d’énergie (ex : EcoBot de Canon).
  • Biomatériaux :
  • Livres en algues (projet Seaweed Paper), encres à base de micro-organismes.
  • Médias « vivants » :
  • Supports auto-réparables (ex : e-paper flexible) ou compostables après usage.

5.3. Le rôle des femmes dans cette transition

Les femmes, historiquement exclues des sphères de pouvoir médiatique, ont un rôle central à jouer dans la refonte circulaire du secteur :
En tant que créatrices : Développer des contenus intersectionnels et durables.
En tant qu’entrepreneures : Lancer des médias coopératifs et écoresponsables.
En tant que consommatrices : Exiger des alternatives éthiques et les soutenir.
En tant que militantes : Porter des campagnes pour une réforme systémique des industries culturelles.

Exemple inspirant :
Wangari Maathai (Prix Nobel de la Paix) a montré comment l’écologie et les droits des femmes sont indissociables.
Greta Thunberg utilise les médias de manière sobre (pas de réseaux sociaux énergivores) pour amplifier son message.

5.4. Appel à l’action : comment accélérer le mouvement ?

  1. Soutenir les médias circulaires et féministes via des abonnements, dons ou achats responsables (goodies).
  2. Exiger des politiques publiques ambitieuses (taxation des médias polluants, quotas de représentation).
  3. Former les nouvelles générations aux enjeux de la circularité dans les écoles de journalisme et de design.
  4. Créer des alliances entre acteurs des médias, de l’écologie et du féminisme (ex : Réseau des Femmes pour une Économie Circulaire).
  5. Innover sans attendre : Lancer des prototypes de médias 100% circulaires (ex : livres en champignons, podcasts solaires).

Conclusion : L’objet média comme outil de transformation sociale

L’économie circulaire n’est pas une simple optimisation technique : c’est une révolution culturelle qui questionne notre rapport à la production, à la consommation et à la représentation. Appliquée aux médias, elle offre une opportunité unique de :
Réduire l’empreinte écologique d’un secteur parmi les plus polluants.
Démocratiser l’accès à l’information, notamment pour les femmes et les populations marginalisées.
Repenser les narrations dominantes en intégrant des voix diversifiées et des récits durables.

Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, rappelle que la lutte pour l’égalité ne peut se dissocier de la lutte pour un monde viable. Les médias, en tant que vecteurs de savoirs et de pouvoir, ont une responsabilité particulière dans cette transition. En adoptant les principes de l’économie circulaire, ils peuvent devenir des leviers de justice sociale et environnementale, amplifiant les voix de celles qui, trop souvent, en sont privées.

L’objet média du futur ne sera pas seulement recyclable ou numérique : il sera régénératif, inclusif et féministe. À nous de le construire.


Ressources utiles :
goodies – Pour des objets médiatiques engagés.
Réseau des Femmes pour une Économie Circulaire (WFCE) – Site officiel.
Ellen MacArthur FoundationRapport sur l’économie circulaire et les médias.

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