Introduction : L’humain au cœur de la création et de la consommation responsable
Dans un monde dominé par les géants industriels et les algorithmes de consommation de masse, le choix d’une entreprise à taille humaine pour l’achat d’objets – qu’ils soient utilitaires, décoratifs ou militants – représente bien plus qu’une simple transaction commerciale. Il s’agit d’un acte engagé, porteur de valeurs éthiques, sociales et environnementales. À l’heure où les inégalités de genre persistent dans de nombreux secteurs, où les violences faites aux femmes restent une réalité quotidienne, et où l’égalité salariale est encore un combat, soutenir une structure humaine et responsable devient un levier d’empowerment féminin et de justice sociale.
Les entreprises à taille humaine, souvent dirigées ou cofondées par des femmes, incarnent une alternative aux modèles économiques traditionnels, où la parité, la sororité et l’inclusion ne sont pas de vagues promesses, mais des pratiques concrètes. Que ce soit dans la mode éthique, le design engagé, les goodies militants ou les objets du quotidien, ces structures offrent une réponse tangible aux enjeux contemporains : transparence, équité et durabilité.
Ce guide analytique explore les raisons profondes pour lesquelles faire confiance à une entreprise à taille humaine – comme goodies – est un choix stratégique, tant sur le plan individuel que collectif. Nous aborderons :
1. L’éthique de production : comment ces entreprises intègrent-elles l’égalité des sexes et les droits des femmes dans leur chaîne de valeur ?
2. L’impact social : en quoi leur modèle favorise-t-il l’autonomisation des femmes, des artisanes aux entrepreneures ?
3. La qualité et l’innovation : pourquoi les petites structures sont-elles souvent à l’avant-garde du design inclusif et des matériaux durables ?
4. L’engagement militant : comment ces entreprises transforment-elles des objets du quotidien en vecteurs de lutte pour les droits humains ?
5. L’économie locale et solidaire : quel rôle jouent-elles dans la résilience des territoires et la réduction des inégalités ?
1. Une éthique de production centrée sur l’égalité et les droits humains
1.1. La parité dans les ateliers : briser le plafond de verre de l’artisanat et de l’industrie
L’un des arguments majeurs en faveur des entreprises à taille humaine réside dans leur capacité à dépasser les stéréotypes de genre dans les métiers traditionnellement masculins ou féminins. Dans les grands groupes industriels, les femmes restent sous-représentées dans les postes techniques (ingénierie, production) et surreprésentées dans les emplois précaires (textile, assemblage). À l’inverse, les petites structures, souvent portées par des femmes entrepreneures, rééquilibrent cette dynamique.
- Exemple dans la mode éthique : Des marques comme goodies collaborent avec des ateliers où les ouvrières bénéficient de salaires équitables, de formations et de conditions de travail dignes, loin des sweatshops asiatiques où les femmes subissent exploitation et harcèlement.
- Exemple dans le design : Les collectifs de créatrices, comme ceux spécialisés dans les objets militants (tasses féministes, tote bags engagés), intègrent des femmes ingénieures, designers et artisanes à tous les niveaux de conception.
Données clés :
– Selon l’OIT, 75 % des travailleurs du textile sont des femmes, mais seulement 2 % des PDG du secteur sont des femmes.
– Les entreprises à taille humaine réduisent cet écart : 40 % des PME dans l’artisanat en Europe sont dirigées par des femmes (source : Commission européenne).
1.2. Des matériaux durables et une chaîne d’approvisionnement transparente
La fast fashion et la production de masse reposent souvent sur l’exploitation des ressources naturelles et humaines, avec un impact disproportionné sur les femmes des pays du Sud (coton ouclé au Pakistan, mines de cobalt en RDC). Les petites entreprises, en revanche, privilégient :
– Des matières premières éthiques : coton bio, matériaux recyclés, encres non toxiques.
– Une traçabilité totale : savoir qui a fabriqué l’objet, dans quelles conditions, et quel pourcentage du prix revient aux productrices.
– Une économie circulaire : réparation, upcycling, et recyclage pour limiter le gaspillage.
Cas concret :
Une entreprise comme goodies propose des objets militants (pin’s, affiches, textiles) imprimés en France ou en Europe, avec des partenariats directs avec des imprimeries et ateliers engagés pour l’égalité. Cela contraste avec les géants du e-commerce, où les objets « féministes » sont souvent produits dans des usines où les droits des femmes sont bafoués.
1.3. Lutter contre les violences économiques : le commerce équitable au féminin
Les violences faites aux femmes ne se limitent pas aux agressions physiques. L’exploitation économique – salaires de misère, absence de contrat, travail forcé – est une forme de violence systémique. Les entreprises à taille humaine, en s’engageant dans le commerce équitable et solidaire, brisent ce cycle :
– Rémunération juste : un salaire vivant, permettant aux femmes de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille.
– Accès à la formation : apprentissage de compétences techniques et gestionnaires pour favoriser l’autonomie.
– Soutien aux coopératives féminines : en Afrique, en Amérique latine ou en Asie, des collectifs de femmes artisanes (tissage, poterie, broderie) trouvent des débouchés grâce à des partenariats avec des marques engagées.
Exemple inspirant :
En Inde, la coopérative SEWA (Self-Employed Women’s Association) regroupe plus de 2 millions de femmes dans l’artisanat et l’agriculture. Des entreprises européennes à taille humaine leur achètent des produits (sacs, bijoux) à un prix équitable, leur permettant de financer l’éducation de leurs filles.
2. L’impact social : autonomisation des femmes et sororité économique
2.1. Des entrepreneures qui brisent les plafonds de verre
Les femmes représentent seulement 30 % des entrepreneures dans le monde (source : Global Entrepreneurship Monitor), en raison de barrières structurelles : accès limité au crédit, charge mentale, manque de réseaux. Pourtant, les entreprises à taille humaine sont souvent créées et dirigées par des femmes, offrant une alternative aux modèles patriarchaux.
- Secteurs porteurs : mode éthique, design, édition, cosmétiques naturels, objets militants.
- Modèles innovants : coopératives, entreprises sociales, plateformes collaboratives.
- Réseaux de sororité : mentorat entre entrepreneures, fonds d’investissement féminins (comme Women’s World Banking).
Exemple :
La marque goodies s’inscrit dans cette dynamique en proposant des objets engagés (affiche « Le féminisme est pour tout le monde », mug « Sororité »), tout en soutenant des initiatives locales pour l’égalité.
2.2. L’éducation des filles et des femmes via l’économie solidaire
L’un des leviers les plus puissants pour l’égalité est l’éducation des filles. Or, dans de nombreux pays, les familles pauvres privilégient la scolarisation des garçons. Les entreprises à taille humaine, en rémunérant équitablement les femmes, leur permettent de :
– Financer les études de leurs filles (ex. : au Bangladesh, des ouvrières du textile envoient leurs filles à l’école grâce à des salaires décents).
– Accéder elles-mêmes à la formation (alphabétisation, gestion, numérique).
– Devenir des modèles pour les jeunes générations, prouvant que les femmes peuvent être chefs d’entreprise, ingénieures ou artisanes indépendantes.
Donnée marquante :
Selon l’UNESCO, une année supplémentaire de scolarité pour une fille augmente ses revenus futurs de 10 à 20 %. Les entreprises éthiques contribuent indirectement à cet objectif.
2.3. La sororité en action : quand les consommatrices deviennent militantes
Acheter auprès d’une entreprise à taille humaine, c’est souvent soutenir un écosystème féminin. Par exemple :
– Les clientes deviennent ambassadrices : en partageant des objets militants (un tote bag « Féministe et fière de l’être »), elles diffusent des messages d’égalité.
– Les retours financiers soutiennent des causes : certaines marques reversent un pourcentage de leurs ventes à des associations (ex. : Fondation des Femmes, Osez le Féminisme).
– Les communautés se créent : via les réseaux sociaux, les consommatrices échangent sur les enjeux féministes, créant une solidarité transnationale.
Exemple concret :
La vente d’un mug « 8 mars – Journée des droits des femmes » chez goodies peut financer un atelier d’autodéfense pour femmes ou une campagne contre les violences conjugales.
3. Qualité et innovation : quand l’artisanat rencontre le militantisme
3.1. Des objets conçus par et pour les femmes
Les grandes entreprises conçoivent souvent des produits « genrés » (rose pour les femmes, bleu pour les hommes), renforçant les stéréotypes. Les petites structures, en revanche, proposent :
– Des designs inclusifs : des vêtements sans tailles genrées, des objets unisexes, des messages universels.
– Une esthétique engagée : motifs inspirés de l’histoire des femmes (suffragettes, scientifiques oubliées), couleurs symboliques (violet pour le féminisme).
– Une personnalisation possible : les consommatrices peuvent suggérer des slogans ou des causes à soutenir.
Exemple :
Un tote bag « Simone de Beauvoir » ou un carnet « Malala Yousafzai » n’est pas seulement un accessoire, mais un objet de transmission des luttes féministes.
3.2. L’innovation sociale par le design
Les entreprises à taille humaine sont des laboratoires d’idées pour :
– Des objets adaptés aux besoins des femmes : sacs avec poches sécurisées, vêtements pour femmes enceintes ou ménopausées, outils ergonomiques.
– Des matériaux révolutionnaires : textiles antibactériens pour les protections périodiques lavables, bioplastiques pour réduire la pollution.
– Des collaborations avec des artistes femmes : illustratrices, graphistes, sculpteures qui donnent une dimension artistique aux objets du quotidien.
Cas d’étude :
La marque Elia, spécialisée dans les protections périodiques écologiques, a été créée par une femme pour répondre à un besoin ignoré par les géants de l’hygiène.
3.3. La durabilité comme acte politique
Contrairement à l’obsolescence programmée, les petites entreprises misent sur :
– La réparation : services de couture, pièces détachables.
– Le sur-mesure : éviter la surproduction en fabriquant à la demande.
– Le zéro déchet : emballages compostables, objets multi-usage.
Impact :
En choisissant un objet durable, la consommatrice réduit son empreinte écologique tout en soutenant une économie qui respecte les droits des femmes (pas de travail forcé, pas de pollution toxique pour les ouvrières).
4. L’engagement militant : des objets qui portent un message
4.1. Le pouvoir symbolique des objets féministes
Un simple pin’s « The Future is Female » ou une tasse « Égalité salariale maintenant » n’est pas anodin. Ces objets :
– Rendent visible l’invisible : les inégalités, les violences, les combats historiques.
– Créent du dialogue : porter un badge féministe peut déclencher des discussions, éduquer, sensibiliser.
– Soutiennent financièrement des mouvements : une partie des ventes peut être reversée à des associations.
Exemple historique :
Les broches « We Can Do It! » (Rosie la Riveteuse) sont devenues un symbole de l’émancipation des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, les objets militants reprennent ce rôle.
4.2. Des campagnes qui font date
Certaines entreprises à taille humaine lancent des collections en lien avec des dates clés :
– 8 mars (Journée internationale des droits des femmes) : objets célébrant les femmes scientifiques, artistes, politiques.
– 25 novembre (Journée contre les violences faites aux femmes) : goodies pour financer des refuges.
– Journée de la Terre : objets écologiques liés à l’écoféminisme.
Exemple :
La collection « Femmes de Science » de goodies met en avant des portraits de Marie Curie, Ada Lovelace ou Wangari Maathai, avec des citations inspirantes.
4.3. L’art comme arme de lutte
De nombreuses entrepreneures collaborent avec des artistes femmes pour créer des objets uniques :
– Affiche « My Body My Choice » illustrée par une graphiste féministe.
– T-shirt avec un poème de Maya Angelou.
– Mug avec une œuvre de Frida Kahlo.
Impact culturel :
Ces objets démocratisent l’art féminin, souvent marginalisé dans les musées (seulement 13 % des artistes exposés dans les grands musées sont des femmes, selon le NMWA).
5. L’économie locale et solidaire : un modèle résilient
5.1. Soutenir les territoires et les femmes rurales
Les grandes enseignes délocalisent leur production, appauvrissant les régions. Les entreprises à taille humaine :
– Créent des emplois locaux (surtout pour les femmes, souvent en première ligne des licenciements).
– Valorisent les savoir-faire traditionnels (broderie, poterie, tissage).
– Luttent contre l’exode rural en offrant des revenus stables.
Exemple :
En France, des marques comme Les Ateliers de Paris forment des femmes issues de quartiers populaires à l’artisanat d’art.
5.2. La résilience face aux crises
La pandémie de COVID-19 a montré la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales. Les petites structures, grâce à leur agilité, ont su :
– Pivoter vers des masques ou gels hydroalcooliques (ex. : des couturières reconverties).
– Maintenir des liens directs avec les clientes via les réseaux sociaux.
– S’adapter aux nouveaux besoins (télétravail, objets pour le bien-être mental).
Donnée :
Pendant le confinement, 60 % des PME dirigées par des femmes ont innové pour survivre (source : BCG).
5.3. Un modèle reproductible et inspirant
Les succès des entreprises à taille humaine prouvent que l’économie peut être à la fois rentable et juste. Elles inspirent :
– Les jeunes filles à entreprendre.
– Les grandes entreprises à adopter des pratiques plus éthiques (via des partenariats).
– Les politiques publiques à soutenir l’entrepreneuriat féminin (subventions, incubateurs).
Exemple inspirant :
La marque Veja, partie d’une petite structure, a montré qu’on pouvait allier éthique, design et succès commercial sans exploiter les femmes du Sud.
Conclusion : Faire un choix politique par son porte-monnaie
Choisir une entreprise à taille humaine pour ses objets, c’est :
✅ Soutenir l’égalité des sexes en rémunérant équitablement les femmes.
✅ Lutter contre les violences économiques via le commerce équitable.
✅ Promouvoir des modèles inclusifs où les femmes sont décisionnaires.
✅ Acheter des produits durables et militants, porteurs de sens.
✅ Renforcer l’économie locale et la résilience des territoires.
À l’heure où le féminisme intersectionnel et l’écologie sociale sont plus que jamais nécessaires, chaque achat devient un acte de résistance. Des marques comme goodies incarnent cette alternative : des objets qui ne se contentent pas d’être beaux ou utiles, mais qui changent le monde.
Et vous, quel objet engagé allez-vous choisir pour contribuer à l’égalité ?