guide du goodies

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Cet objet est-il un incontournable de la vie sans déchet ?

Ah, la quête du zéro déchet ! Entre les bocaux en verre qui s’accumulent, les sacs en tissu qui traînent dans tous les placards et les gourdes qui remplacent les bouteilles en plastique, on se demande parfois : est-ce que tous ces objets sont vraiment indispensables ? Et parmi eux, une catégorie fait souvent débat : les goodies personnalisés. Stylos, tote bags, gourdes… Ces petits cadeaux d’entreprise ou objets publicitaires ont envahi nos vies. Mais sont-ils compatibles avec une démarche zéro déchet ? Ou juste une nouvelle source de pollution déguisée en éco-geste ?

Spoiler : ça dépend. Et on va décortiquer tout ça ensemble, sans langue de bois (ni plastique, promis).


1. Les goodies, ces objets qui s’accumulent (sans qu’on les ait demandés)

Commençons par un constat : les goodies, on en a tous. Dans un tiroir, au fond d’un placard, ou pire… à la poubelle après deux utilisations. Pourquoi ?

  • Le syndrome du « c’est gratuit, je prends » : Un stylo personnalisé à l’accueil d’un salon ? Un tote bag distribué en rue ? Même si on n’en a pas besoin, on craque. Résultat : on finit avec 15 sacs en coton (parfois de mauvaise qualité) et 30 stylos qui ne écrivent plus.
  • La durée de vie (très) limitée : Beaucoup de goodies low-cost sont conçus pour durer… le temps de l’événement. Un mug en plastique « écolo » qui se fissure au premier lavage ? Un powerbank qui lâche après 3 recharges ? C’est du déchet programmé.
  • L’effet boomerang : Une entreprise offre un cadeau « zéro déchet » (un tote bag en coton bio, par exemple), mais si le destinataire ne l’utilise jamais, l’impact écologique est pire que s’il avait acheté un sac lui-même.

Le problème n’est pas l’objet en soi, mais son utilité réelle. Un goodie qui finit au fond d’un tiroir, c’est de la matière première gaspillée, de l’énergie dépensée pour rien, et un bilan carbone catastrophique.


2. Quand le goodie devient un allié zéro déchet (oui, c’est possible !)

Mais attention, tous les goodies ne se valent pas. Certains peuvent vraiment aider à réduire ses déchets, à condition de :
Être utiles au quotidien (on parle d’objets qu’on aurait achetés même sans personnalisation).
Être durables (matériaux solides, réparables, recyclables).
Remplacer un objet jetable (ex : une gourde vs une bouteille en plastique).

Les stars du zéro déchet (quand ils sont bien choisis)

Objet Pourquoi c’est top Pièges à éviter
Gourde/bouteille isotherme Remplace les bouteilles jetables, durable si en inox ou verre. Éviter les modèles en plastique ou trop lourds (on ne les emmène pas).
Tote bag en coton bio ou recyclé Remplace les sacs plastiques, lavable, réutilisable des années. Fuir les sacs en polyester ou trop fins (ils se déchirent vite).
Mug en céramique ou inox Café à emporter sans gobelet jetable. Les mugs en plastique « réutilisables » = greenwashing.
Stylo en bambou ou recyclé Moins de plastique qu’un Bic classique. Les stylos « premium » à pile ou gadgets inutiles.
Kit zéro déchet (couverts en bambou, pailles en inox, etc.) Pratique pour les repas nomades. Les kits trop volumineux qu’on oublie à la maison.
Carnets/blocs-notes en papier recyclé Alternative aux post-it et feuilles jetables. Les carnets avec couverture plastique ou dorures polluantes.

Le secret ? Un bon goodie zéro déchet doit être désirable même sans logo. Si on le garde parce qu’il est beau, pratique ou original, alors il a une chance de ne pas finir à la poubelle.


3. Goodies écolos vs. greenwashing : comment faire la différence ?

Malheureusement, tous les goodies estampillés « éco-responsables » ne le sont pas. Voici comment repérer les vrais des faux :

✅ Les bons signes

  • Matériaux : Coton bio, bambou, liège, inox, verre, papier recyclé, plastique recyclé (et recyclable).
  • Labels : GOTS (textile bio), FSC (bois/papier), OK Compost (compostable), Origine France/Europe (moins de transport).
  • Durabilité : Objet solide, réparable, avec une longue durée de vie.
  • Utile : Ça répond à un vrai besoin (ex : une gourde pour les sportifs, un sac pour les courses).

❌ Les pièges du greenwashing

  • « Écolo » mais jetable : Un stylo en plastique « biodégradable » ? Même biodégradable, c’est du déchet. Mieux vaut un stylo rechargeable en métal.
  • Matériaux exotiques : Un tote bag en jute venue d’Inde a un bilan carbone pire qu’un sac en coton local.
  • Sur-emballage : Un goodie « zéro déchet » emballé dans du plastique… l’ironie.
  • Objets inutiles : Une clé USB personnalisée en 2024 ? À l’ère du cloud, c’est du gaspillage pur.

Exemple criant : Les goodies en PLA (plastique végétal). Oui, c’est biosourcé, mais :
– Ça ne se recycle pas dans les filières classiques.
– Ça ne se composte qu’en usine (pas dans ton compost de jardin).
– Souvent, c’est juste une excuse pour continuer à produire du jetable.

Morale : Méfiez-vous des mots « bio », « naturel » ou « écologique » sans preuve concrète.


4. Comment choisir (ou refuser) un goodie sans culpabiliser ?

Si tu es du côté des donneurs (entreprise, organisateur d’événement…) :

🔹 Pose-toi la question : « Est-ce que les gens vont vraiment utiliser cet objet ? » Si la réponse est « peut-être », abstiens-toi.
🔹 Privilégie la qualité : Mieux vaut offrir 10 gourdes en inox que 100 tote bags bas de gamme qui finiront à la poubelle.
🔹 Propose des alternatives :
Goodies immatériels : Un code promo pour un produit écolo, un abonnement à une app zéro déchet.
Goodies comestibles : Graines à planter, miel local, chocolats équitables (sans emballage plastique).
Goodies « expérience » : Un atelier DIY, une plantation d’arbres en ton nom.

🔹 Évite les objets à usage unique : Même un « cadeau utile » comme un masque en tissu devient un déchet s’il n’est pas lavable.

💡 Idée maline : La personnalisation minimaliste. Un logo discret sur un objet sobre (ex : une gourde unie avec une gravure fine) aura plus de chances d’être gardé qu’un mug criard avec 5 couleurs.

Si tu es du côté des receveurs (salarié, client, participant à un événement…) :

🔹 Le droit de refuser : Personne ne t’oblige à prendre un goodie. Un simple « Non merci, je n’en ai pas besoin » suffit.
🔹 Pose des questions : « Est-ce que c’est recyclable ? D’où vient le coton ? » Ça peut faire réfléchir l’entreprise.
🔹 Donne une seconde vie : Si tu ne veux pas du goodie, offre-le à quelqu’un qui en a besoin (ex : un tote bag à une association).
🔹 Signale les abus : Certains événements distribuent des goodies sans même demander. Un mail poli à l’organisateur pour suggérer des alternatives peut faire bouger les choses.


5. Et si on repensait totalement les goodies ?

Plutôt que de se demander « Quel objet offrir ? », et si on se posait la question : « Comment créer du lien sans déchet ? »

Quelques pistes :
Les goodies « services » : Une carte cadeau pour un repair café, un bon pour un cours de couture (pour apprendre à réparer ses vêtements).
Les goodies « engagés » : Un arbre planté en ton nom, un don à une association zéro déchet.
Les goodies « collaboratifs » : Un objet partagé (ex : une fontaine à eau dans l’entreprise au lieu de gourdes individuelles).
Les goodies « upcyclés » : Des objets fabriqués à partir de déchets (ex : des carnets en papier recyclé, des stylos en bouteilles plastiques recyclées).

Exemple inspirant : Certaines entreprises remplacent les goodies physiques par des kits numériques (fond d’écran, e-book sur le zéro déchet) ou des expériences (un atelier DIY cosmétiques maison).


6. Le mot de la fin : moins, mais mieux

Alors, les goodies sont-ils compatibles avec le zéro déchet ? Oui, mais sous conditions :
1. Ils doivent être vraiment utiles (pas juste « sympas »).
2. Ils doivent durer (matériaux solides, réparables).
3. Ils doivent remplacer un objet jetable (une gourde vs une bouteille, un sac en tissu vs un sac plastique).
4. Ils ne doivent pas être imposés (le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas).

En résumé :
– ❌ À bannir : Les goodies jetables, inutiles, ou de mauvaise qualité.
– ✅ À privilégier : Les objets durables, locaux, et qui répondent à un besoin réel.
– 💡 À inventer : Des alternatives immatérielles ou collaboratives pour éviter la surconsommation.

Et si tu cherches des idées de goodies vraiment éco-responsables, mise sur des fournisseurs transparents, des matériaux recyclés, et des objets que tu aurais envie d’acheter toi-même.

Parce qu’au final, le meilleur goodie zéro déchet… c’est celui qu’on ne produit pas. 😉


Et toi, quel est le goodie le plus utile (ou le plus inutile) que tu aies reçu ? 🚀

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