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Goodies dans la gestion de crise : gestes appropriés pour la reconstruction de confiance

Offrir un cadeau après un incident — qu’il soit opérationnel, réputationnel ou social — est un acte délicat : mal calibré, il risque d’être interprété comme une tentative de diversion, inapproprié par rapport au dommage subi, ou perçu comme insignifiant. Bien conçu, un geste concret peut participer sincèrement à la réparation et à la reconstruction de confiance, s’il est accompagné d’actions tangibles et d’une communication transparente.

1) Evaluer la pertinence : ne pas donner pour masquer
Avant tout envoi, évalue si un goodie est pertinent : dans une crise majeure (sécurité, santé, humanitaire), des mesures d’accompagnement (aide matérielle, soutien financier direct, prise en charge des personnes affectées) sont prioritaires. Si un objet est utile (kits d’urgence, équipements de remplacement), il peut compléter une action d’aide. Le principe est de prioriser la réparation et le soutien réel avant la symbolique.

2) Choix du bon format : utilité, sobriété et respect
– Gestes d’aide concrets : kits de première nécessité, couvertures, colis alimentaires — adaptés au contexte.
– Gestes de réparation symboliques mais utiles : bons d’achat pour compensation, kits professionnalisants pour salariés impactés.
– Gestes relationnels : lettre manuscrite, accompagnement personnalisé, invitation à un rendez‑vous de restitution.
Le ton doit être sincère, sobre, et le message d’accompagnement explicite sur les mesures complémentaires engagées.

3) Communication et transparence : expliquer l’intention et les limites
– Message accompagnant : préciser la finalité du geste (soutien, remerciement pour la patience, compensation) et indiquer les actions concrètes prises (dates, responsables, points de contact).
– Eviter la surcommunication : ne pas instrumentaliser le geste pour une visibilité médiatique déplacée. Prioriser le dialogue direct avec les parties impactées.
– Preuve des actions : documenter la distribution et les critères d’éligibilité pour éviter conflits ou incompréhensions.

4) Gouvernance et conformité : procédures d’urgence et respect des règles
– Validation en amont : impliquer la direction, la conformité, la communication de crise et les RH pour valider la pertinence du goodie.
– Traçabilité : garder des preuves de qui a reçu quoi et pourquoi, pour la transparence et les audits.
– Conformité juridique : certains gestes peuvent avoir des implications fiscales ou réglementaires (ex. cadeaux à des représentants officiels).

5) Mesure d’impact et feedback : transformer le geste en apprentissage
– Indicateurs : satisfaction des parties impactées, taux d’acceptation du geste, évolutions des perceptions (enquêtes).
– Feedback : organiser des retours pour adapter l’accompagnement (ce qui manque, ce qui a aidé).
– Documentation interne : tirer les enseignements pour intégrer dans des playbooks de gestion de crise futurs.

6) Exemples de dispositifs appropriés
– Incident logistique majeur (livraisons annulées) : envoi de kits de remplacement avec bon de réduction valable pour les clients affectés + communication sur les mesures prises pour éviter la répétition.
– Crise sociale / interne (réduction d’effectifs) : accompagnement RH prioritaire (outplacement, formation) + kit de transition professionnel (CV coach, carnet, support).
– Événement climatique : distribution de kits d’urgence, collaboration avec ONG locales, communication transparente sur la contribution de l’entreprise.

7) Risques et précautions
– Apparence de compensation superficielle : le goodie seul ne suffit pas ; il doit être intégré à une réponse globale.
– Mauvaise adéquation : un cadeau inadapté (trop festif, peu utile) peut aggraver le sentiment de décalage.
– Timing : un envoi trop tôt, avant la mise en place d’actions concrètes, peut paraître prématuré.

Conclusion
Dans un contexte de crise, offrir un goodie peut aider à réparer et à témoigner d’une attention concrète, à condition que l’action soit sincère, proportionnée et intégrée à une stratégie de réparation plus large. L’objectif est la reconstruction de confiance par la vérité des actes — les objets viennent en appui, non en substitution, des mesures structurelles et humaines engagées.

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