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Prime « polyglotte » pour les langues des signes : fonctionnement et conditions

La prime « polyglotte » pour les langues des signes (LSF, LPC, etc.) est un dispositif méconnu mais essentiel pour valoriser les compétences linguistiques des professionnels travaillant avec des publics sourds ou malentendants. Contrairement aux primes pour langues étrangères (anglais, espagnol, etc.), son attribution suit des règles spécifiques, souvent liées à des critères de certification, d’usage professionnel et de reconnaissance administrative. Voici une analyse technique de son fonctionnement, des conditions d’éligibilité et des démarches à suivre.


1. Qu’est-ce que la prime « polyglotte » pour les langues des signes ?

La prime « polyglotte » est une indemnité versée aux agents publics ou salariés du privé maîtrisant une ou plusieurs langues des signes (LSF en France, ASL aux États-Unis, etc.). Elle s’inscrit dans une logique de :
Reconnaissance des compétences rares (la LSF est parlée par environ 100 000 personnes en France).
Compensation des efforts de formation (certifications comme le DE LSF ou le CA LSF).
Amélioration de l’accessibilité dans les secteurs publics (éducation, santé, justice) ou privés (entreprises inclusives).

À noter : Cette prime est distincte des allocations pour interprètes en langue des signes (rémunérées à l’acte) et des aides à la formation (comme le CPF).


2. Qui peut en bénéficier ? Conditions d’éligibilité

2.1. Secteur public (fonctionnaires et contractuels)

Les agents de la fonction publique d’État, territoriale ou hospitalière peuvent prétendre à cette prime si :
Certification reconnue :
Diplôme d’État de Langue des Signes Française (DE LSF) (niveau B2 minimum).
Certificat d’Aptitude à l’Enseignement de la LSF (CA LSF) pour les formateurs.
Certification Voltaire LSF (pour les métiers de la traduction).
Usage professionnel régulier :
– Enseignants en ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) ou en SSEFIS (Service de Soutien à l’Éducation Familiale et à l’Intégration Scolaire).
– Interprètes en tribunaux, hôpitaux ou services sociaux.
– Agents en contact avec du public sourd (ex : mairies, Pôle Emploi).
Texte de référence :
Décret n°2002-60 du 14 janvier 2002 (pour la fonction publique d’État).
Accords locaux pour les collectivités territoriales (ex : prime « métiers en tension » en Île-de-France).

Montant moyen : Entre 50 € et 200 € brut/mois, selon le niveau de certification et l’employeur.

2.2. Secteur privé (entreprises et associations)

Dans le privé, la prime n’est pas obligatoire mais peut être négociée via :
Accords d’entreprise (ex : entreprises adaptées ou ESAT employant des travailleurs sourds).
Conventions collectives (ex : Syntec pour les métiers du numérique inclusif).
Politiques RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) valorisant la diversité linguistique.

Exemples de métiers concernés :
Chargé d’inclusion dans une startup tech.
Consultant en accessibilité pour un cabinet de conseil.
Employé en EHPAD spécialisé dans l’accueil de personnes sourdes âgées.


3. Comment obtenir la prime ? Démarches administratives

3.1. Pour les agents publics

  1. Vérifier son éligibilité via le service RH ou le référent handicap de son administration.
  2. Fournir les justificatifs :
  3. Copie du diplôme (DE LSF, CA LSF, etc.).
  4. Attestation d’usage professionnel (fiche de poste, compte-rendu de missions).
  5. Déposer une demande via :
  6. Portail Ariane (pour la fonction publique d’État).
  7. Formulaire interne pour les collectivités territoriales.
  8. Délai de traitement : 1 à 3 mois (variable selon les administrations).

3.2. Pour les salariés du privé

  1. Négocier avec l’employeur :
  2. Présenter un dossier mettant en avant :
    • Le coût de la formation (ex : 1 500 € pour un DE LSF).
    • Les bénéfices pour l’entreprise (ex : élargissement du public cible, image inclusive).
  3. Proposer un montant réaliste (ex : 100 €/mois pour un usage quotidien).
  4. Intégrer la prime dans le contrat :
  5. Via un avenant ou une clause spécifique dans la convention collective.
  6. Alternatives si refus :
  7. Prise en charge partielle des frais de certification.
  8. Bonus annuel lié à l’usage de la LSF.

4. Prime « polyglotte » vs autres aides financières

Dispositif Public cible Montant Conditions
Prime « polyglotte » LSF Fonctionnaires/salariés 50–200 €/mois Certification + usage professionnel
Allocation interprète LSF Interprètes indépendants 30–80 €/heure Mission ponctuelle (tribunal, médecin)
CPF pour formation LSF Tous Jusqu’à 500 €/an Compte Personnel de Formation
Aide Agefiph Entreprises Jusqu’à 3 000 € Embauche d’un travailleur sourd

5. Optimiser sa demande : conseils pratiques

  • Se former en continu :
  • Passer le DE LSF (niveau B2) ou le CA LSF pour les enseignants.
  • Suivre des formations complémentaires (ex : LSF pour les métiers de la santé).
  • Documenter son usage professionnel :
  • Conserver des emails, comptes-rendus ou témoignages prouvant l’utilisation de la LSF.
  • Se syndiquer ou rejoindre un réseau :
  • Fédération Nationale des Sourds de France (FNSF).
  • Association des Interprètes en Langue des Signes (AFILS).
  • Cibler les employeurs inclusifs :
  • Entreprises labellisées « Handi-accueillantes ».
  • Collectivités avec une politique handicap active (ex : Ville de Paris).

6. Exemples concrets d’attribution

Cas 1 : Enseignante en ULIS (Éducation Nationale)

  • Profil : Titulaire du CA LSF, enseigne à des élèves sourds.
  • Prime : 150 €/mois (décret 2002-60).
  • Bonus : Heures supplémentaires pour les traductions de documents pédagogiques.

Cas 2 : Interprète en tribunal (Justice)

  • Profil : DE LSF + 5 ans d’expérience, intervenant pour des audiences.
  • Rémunération :
  • Prime polyglotte : 100 €/mois (si fonctionnaire).
  • Tarif horaire : 50–70 €/h (si indépendant).

Cas 3 : Chargé d’inclusion en entreprise (Privé)

  • Profil : DE LSF, travaille dans une ESN (Entreprise de Services du Numérique).
  • Prime : 80 €/mois (négociée en CDI).
  • Avantages annexes : Formation payée pour monter en niveau (C1).

7. Évolution et perspectives (2024–2025)

  • Hausse des besoins :
  • Loi du 23 mars 2023 sur l’accessibilité universelle renforce l’obligation de formation en LSF pour certains métiers.
  • Pénurie d’interprètes : seulement 600 interprètes diplômés en France pour 5 millions de malentendants.
  • Nouvelles primes :
  • Expérimentations dans certaines régions (ex : Prime « compétences rares » en Occitanie).
  • Bonus pour les bilingualues LSF/français écrit (ex : transcription de vidéos).

8. Ressources utiles


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