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**Accès au podologue pour les salariés en station debout prolongée : droits, remboursements et solutions**

Les salariés exposés à une station debout prolongée (plus de 4 heures par jour) subissent des risques accrus de troubles musculo-squelettiques (TMS), de douleurs plantaires ou de pathologies veineuses. Dans ce contexte, l’intervention d’un podologue devient essentielle pour prévenir les complications et améliorer le confort au travail. Mais quels sont les droits des salariés, les modalités de prise en charge et les solutions proposées par les entreprises ? Décryptage technique et pratique.


1. Station debout prolongée : quels risques pour les pieds et les jambes ?

Les métiers nécessitant une position debout statique (caissiers, serveurs, ouvriers, infirmiers, etc.) exposent à plusieurs pathologies :

  • Troubles podologiques :
  • Fasciite plantaire (douleur au talon)
  • Hallux valgus (oignon du pied)
  • Métatarsalgies (douleurs à l’avant-pied)
  • Pieds plats ou creux aggravés par la posture
  • Problèmes veineux :
  • Varices, jambes lourdes, œdèmes
  • Risque de phlébite en cas d’immobilité prolongée
  • Troubles musculo-squelettiques (TMS) :
  • Douleurs lombaires, sciatiques, tendinites (liées à une mauvaise répartition des appuis)

👉 Le podologue joue un rôle clé dans la prévention, le diagnostic et le traitement de ces affections via :
Semelles orthopédiques sur mesure
Conseils en chaussage adapté
Exercices de renforcement et d’étirement


2. Prise en charge du podologue pour les salariés : ce que dit la loi

A. Remboursement par la Sécurité Sociale et mutuelles

En France, la consultation chez un podologue est partiellement remboursée sous conditions :

Prestation Base de remboursement Sécu Taux Montant remboursé Reste à charge (hors mutuelle)
Bilan podologique 27,50 € 60% 16,50 € 11 €
Semelles orthopédiques 27,50 € (par paire) 60% 16,50 € ~80-150 € (selon complexité)
Soins de pédicurie Non remboursés 30-60 €

⚠️ Conditions :
Prescription médicale obligatoire (médecin traitant, rhumatologue, angiologue).
Podologue conventionné (vérifier sur Ameli).
Plafond annuel : 4 séances max pour les semelles (sauf ALD ou affection longue durée).

💡 Mutuelles d’entreprise :
La plupart des contrats collectifs complètent le remboursement (ex. : 100-300 €/an pour les semelles). Vérifier votre convention collective (ex. : Syntec, BTP, HCR).

B. Obligations de l’employeur en matière de prévention

Selon le Code du travail (Art. L. 4121-1), l’employeur doit :
1. Évaluer les risques (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels – DUERP).
2. Mettre en place des mesures préventives :
Aménagement du poste (tapis anti-fatigue, repose-pieds, sièges ajustables).
Formation aux bonnes postures.
Accès à des professionnels de santé (médecine du travail, podologues partenaires).

🔹 Cas particulier :
– Si le médecin du travail identifie un risque podologique, il peut recommander une prise en charge spécifique (semelles, chaussures de sécurité adaptées).
– Certaines conventions collectives (ex. : BTP) prévoient des forfaits podologie pour les salariés exposés.


3. Solutions pour les entreprises : goodies et équipements adaptés

Pour limiter les risques et améliorer le bien-être des salariés, les entreprises peuvent investir dans :

A. Goodies et équipements podologiques

Type de goodies Exemples Bénéfices Coût moyen (HT)
Semelles ergonomiques Semelles gel, mémoire de forme Réduction des chocs, soutien de la voûte 10-30 €/paire
Chaussures de sécurité Modèles avec semelle amortissante Prévention des TMS, conformité normes EN ISO 50-150 €
Tapis anti-fatigue Tapis en mousse ou gel Réduction de la pression sur les articulations 30-100 €
Bas de contention Chaussettes ou collants médicaux Amélioration de la circulation sanguine 15-40 €/paire
Rouleaux de massage Rouleaux plantaires en bois/mousse Auto-massage pour détendre les pieds 10-25 €

🔹 Où les trouver ?
Fournisseurs spécialisés : Rue des Goodies (goodies personnalisés pour entreprises).
Distributeurs médicaux : Orthopédie, pharmacies en ligne.

B. Partenariats avec des podologues

Certaines entreprises signent des conventions avec des cabinets de podologie pour :
Tarifs préférentiels pour les salariés.
Ateliers de prévention en interne (ex. : formation aux étirements).
Bilans podologiques gratuits (1 à 2 fois par an).

📌 Exemple :
Entreprises du BTP : Partenariats avec des podologues spécialisés en risques professionnels.
Grandes surfaces : Mise à disposition de semelles gratuites pour les caissiers.

C. Goodies bien-être complémentaires

Pour aller plus loin, les entreprises peuvent offrir :
Massages plantaires (via des ateliers bien-être).
Kits « pieds légers » (crème hydratante, rouleau de massage, guide d’exercices).
Abonnements à des applis de suivi postural (ex. : Nike Training Club, Physitrack).


4. Comment obtenir un rendez-vous chez le podologue ?

Étapes pour le salarié

  1. Consulter son médecin traitant pour une ordonnance (mentionner « station debout prolongée »).
  2. Choisir un podologue conventionné (liste sur Ameli).
  3. Vérifier les remboursements :
  4. Sécu (60% sur base 27,50 €).
  5. Mutuelle (complément selon contrat).
  6. Prévenir son employeur si la pathologie est liée au travail (déclaration possible en maladie professionnelle).

Démarches pour l’employeur

  1. Intégrer la podologie dans le DUERP (Document Unique).
  2. Négocier avec une mutuelle pour une meilleure couverture.
  3. Proposer des goodies adaptés (semelles, tapis anti-fatigue).
  4. Organiser des campagnes de sensibilisation (affiches, ateliers).

5. Cas particuliers et recours possibles

A. Reconnaissance en maladie professionnelle

Si la pathologie est directement liée au travail, le salarié peut demander une reconnaissance en maladie professionnelle (Tableau n°57 des affections chroniques du rachis lombaire ou n°98 pour les troubles veineux).

📄 Démarches :
Déclaration à la CPAM via le médecin traitant.
Expertise médicale pour lien de causalité.
Indemnisation possible (capital ou rente).

B. Refus de l’employeur : que faire ?

Si l’employeur ne prend pas de mesures préventives, le salarié peut :
1. Saisir le CSE (Comité Social et Économique).
2. Alerter l’inspection du travail (via la DIRECCTE).
3. Engager un recours aux Prud’hommes pour manquement à l’obligation de sécurité.


6. Tendances 2024 : l’innovation au service des pieds des salariés

Les entreprises adoptent de plus en plus des solutions high-tech pour le confort podologique :
Semelles connectées (ex. : FeetMe) analysant la pression plantaire.
Chaussures intelligentes avec capteurs de posture (ex. : Under Armour HOVR).
Applications de suivi (ex. : Podimetrics pour les diabétiques, adaptable aux métiers debout).

💡 Bonus :
Goodies éco-responsables : Semelles en liège recyclé, chaussures vegan.
Ateliers « pieds en santé » : Yoga des pieds, réflexologie en entreprise.


Sources utiles :
Ameli – Remboursement podologie
INRS – Prévention des TMS
Rue des Goodies – Équipements professionnels

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