Ah, la grande question ! Quand on parle de goodies, on imagine souvent des stylos, des mugs ou des tote bags qui traînent sur les bureaux ou dans les sacs. Mais est-ce que ces objets, aussi anodins qu’ils paraissent, portent en eux une trace de genre ? Spoiler : oui, et c’est bien plus subtil (et parfois plus stupide) qu’on ne le pense.
Les stéréotypes de genre dans les goodies : une histoire qui dure
Dès qu’on creuse un peu, on se rend compte que les objets publicitaires ne sont pas neutres. Ils reflètent – et parfois renforcent – les clichés de genre qui collent à la peau de notre société. Prenons quelques exemples concrets :
1. Les goodies « masculins » : le règne du pratique et du technique
Quand on pense aux cadeaux d’affaires destinés aux hommes (ou du moins, perçus comme tels), on tombe souvent sur :
– Les goodies high-tech : enceintes personnalisées, chargeurs solaires, powerbanks… Bref, tout ce qui clignote, se branche ou se recharge. Parce qu’un homme, ça aime bidouiller, non ?
– Les accessoires « utilitaires » : porte-clés publicitaires en métal, trousses à outils miniatures, briquets personnalisés (oui, en 2026, certains osent encore). Comme si la virilité se mesurait à la capacité de serrer des vis ou d’allumer un feu.
– Les vêtements « classiques » : polos personnalisés, vestes techniques, casquettes. Des pièces souvent sobres, avec des couleurs « sérieures » (noir, bleu marine, gris). Parce qu’un homme en rose, ça fait encore tiquer certains services marketing.
Petit bonus absurde : les goodies liés au sport (ballons, gourdes « sportives ») sont souvent associés aux hommes, comme si les femmes ne transpiraient pas ou ne couraient pas. Spoiler : si.
2. Les goodies « féminins » : le royaume du joli et du « soin »
À l’inverse, les objets censés plaire aux femmes regorgent de :
– Cosmétiques et accessoires « beauté » : gels hydroalcooliques parfumés, miroirs de poche personnalisés, kits manucure. Parce qu’une femme, ça passe son temps à se pomponner, évidemment.
– Textiles « douillets » : écharpes en cachemire, chaussettes ultra-moelleuses, tote bags en coton bio avec des motifs floraux. Comme si le confort était une préoccupation exclusivement féminine.
– Objets « émotionnels » : carnets personnalisés avec des citations inspirantes, bougies parfumées, mugs à messages « motivationnels ». Parce que les femmes, ça a besoin de réconfort, tandis que les hommes, eux, ont des powerbanks.
Petit bonus énervant : les goodies « minces » ou « light » (comme les gourdes « fitness » roses) qui sous-entendent que les femmes doivent surveiller leur ligne, alors que les hommes ont droit à des bouteilles isothermes XXL pour leur bière.
3. Les goodies « neutres » : une illusion ?
Certains objets semblent échapper à la binarité de genre :
– Les stylos personnalisés (sauf s’ils sont roses ou bleus électrique).
– Les clés USB (mais attention, si elles sont en forme de cœur, ça redevient « féminin »).
– Les goodies écologiques (en théorie, tout le monde devrait s’en soucier, non ?).
Pourtant, même ces objets « neutres » peuvent être genrés par leur design, leur couleur ou leur message. Un tote bag en jute brut ? Plutôt masculin. Un tote bag avec un motif tropical ? Soudain, ça devient « féminin ».
Pourquoi est-ce que les goodies sont genrés ? (Et est-ce que c’est grave ?)
1. Le marketing, ce vieux machiste
Les entreprises ciblent des personas, et ces personas sont souvent caricaturaux. Un cadeau d’affaires pour un « client homme » ? On va lui offrir un chargeur solaire. Pour une « cliente femme » ? Un masque personnalisé. Parce que le marketing adore les cases, et que sortir des sentiers battus, ça fait peur.
Exemple réel : Une étude a montré que les goodies « féminins » sont souvent plus petits, plus légers et… moins chers. Comme si les femmes méritaient des cadeaux miniatures. Merci qui ?
2. La pression sociale qui colle aux objets
On nous répète depuis l’enfance que :
– Les filles aiment les paillettes et les couleurs pastel.
– Les garçons préfèrent les robots et le noir.
Résultat : quand une entreprise choisit un goodie, elle anticipe les « goûts » de son public… en se basant sur des stéréotypes. Et hop, le mug rose atterrit entre les mains des femmes, tandis que la clé USB en métal va aux hommes.
3. Est-ce que c’est grave ?
Oui et non.
– Non, parce qu’un stylo rose ne va pas traumatiser un homme (enfin, on espère).
– Oui, parce que ces petits détails renforcent l’idée qu’il existe des « choses de mecs » et des « choses de meufs ». Et ça, en 2026, c’est un peu rasoir.
Comment dégenrer ses goodies ? (Parce que c’est possible !)
Si vous voulez éviter de tomber dans le piège du genre avec vos goodies, voici quelques pistes :
1. Optez pour des designs universels
- Couleurs : Exit le rose bonbon et le bleu électrique. Privilégiez des teintes neutres (vert, gris, beige, noir) ou des motifs géométriques.
- Formes : Une gourde isotherme, c’est une gourde isotherme. Pas besoin de lui donner une silhouette de bouteille de parfum pour les femmes ou de bidon de carburant pour les hommes.
2. Mélangez les usages
Pourquoi réserver les goodies high-tech aux hommes ? Une enceinte personnalisée, ça peut plaire à tout le monde. De même, un kit de soins (crème pour les mains + baume à lèvres) n’a pas de genre.
3. Cassez les codes avec l’humour
Un tote bag avec écrit « Ce sac est genré : il est à toi, point. » ou un mug « Je suis un objet non-binaire » peut faire passer le message sans prendre les gens de haut.
4. L’écologie comme terrain neutre
Les goodies écologiques (gourdes en inox, carnets en papier recyclé, tote bags en coton bio) ont l’avantage d’être perçus comme universels. Personne ne va dire « Une gourde en bambou, c’est pour les mecs »… enfin, on espère.
5. Personnalisation libre
Laissez le choix ! Proposez un catalogue où chacun·e peut sélectionner son goodie, sans pré-sélection genrée. Un homme veut un carnet à fleurs ? Super. Une femme préfère une powerbank sobre ? Parfait.
Les goodies du futur : vers une vraie neutralité ?
En 2026, on voit pointer quelques tendances encourageantes :
– La fin des couleurs genrées : Le rose n’est plus réservé aux femmes, le bleu aux hommes. Les marques osent enfin des palettes variées.
– L’essor des goodies inclusifs : Des objets pensés pour tous les genres, comme des vestes unisexes ou des accessoires modulables.
– Le retour du DIY : Des goodies à personnaliser soi-même (broderie, peinture) pour que chacun·e crée son objet, sans étiquette.
Mais attention : dégenrer les goodies, ce n’est pas juste enlever le rose et ajouter du gris. C’est repenser la façon dont on conçoit ces objets, en partant du principe qu’un cadeau d’affaires doit plaire à la personne, pas à son genre.
En conclusion : oui, les objets sont genrés… mais pas obligatoirement
Les goodies reflètent notre société, avec ses avancées et ses archaismmes. Tant qu’on continuera à penser que les femmes aiment les fleurs et les hommes les outils, les objets publicitaires porteront cette marque.
La bonne nouvelle ? Ça change. Lentement, mais sûrement. Et si vous voulez accélérer le mouvement, commencez par choisir des goodies qui ne mettent pas les gens dans des cases. Parce qu’au fond, ce qui compte, c’est que le stylo écrive, que le mug tienne le café chaud, et que le tote bag porte vos courses… peu importe qui les utilise.
Alors, prêt·e à révolutionner vos cadeaux d’affaires ? 😉